Je déteste voyager... A chaque fois que je dois voyager, j'en suis de plus en plus sûre! D'une part, je suis toujours en retard pour faire tout ce que je devrais faire avant de
partir... Tous les petits trucs du style vider le congélateur, passer l'aspirateur, laver tous les vêtements, passer acheter quelques petites choses à grgnotter pendant le voyage... Donc, comme
d'habitude, j'étais en retard, et j'ai donc dû partir, sans offrir à mon estomac, quoi que ce soit ressemblant à un repas... Non, j'ai juste pû sentir l'odeur du couscous préparé par Oussama...
Mais pas le temps d'en goûter, ne serait-ce qu'un tout petit peu! Bon, on ne va pas en faire un plat, quand c'est l'heure c'est l'heure, je mangerai en rentrant!
Donc on y va. Il fait -5°C dehors... Pas très agréable, mais je m'attend à des températures plus clémentes une fois
dans un pays civilisé en France! Comme finalement on n'est
pas si en retard, on a le temps d'avaler un petit quelque chose avant d'entrer dans le bus... Dans les bus qui vont à prague, on passe toujours un film... Oh joie: ils ont cette fois choisi Les
Choristes! On va donc avoir un film en français! Vous vous moquez de moi là! Vous me croyez encore quand je dis ça????????????? Vous avez lu attentivement tout ce que je prend la peine d'écrire
pour vous depuis le début ou non? Le film, c'est bien les choristes. mais en version tchèque. Oussama demande bien à ce qu'on mette au moins les sous-titres en français... Mais non. Sur ce DVD, on
peut mettre des sous-titre en tchèque, slovaque, hongrois, et polonais... Très utile. Je
boude m'endors... Jusqu'à Prague.
A Prague, nous attend donc une longue nuit de veille à l'aéroport... Toujours soucieux du bien-être de notre estomac, nous nous mettons en quête de enrées comestibles... Diantre! On en
trouve, mais à un prix exhorbitant! Bon, comme il n'y a pas vraiment d'autre choix, on commande et on s'installe... Comme on a eu les yeux plus gros que le ventre
comme
d'habitude, ça nous prend une bonne heure d'engloutir tout ça en bavardant.
Une fois repus, nous passons à une autre activité intéressante: l'emballage de cadeaux... On forme une équipe de choc!
Oussama fait la partie chiante et moi la partoie
marrante... L'activité a le grand mérite de nous garder éveillés ... Toute la nuit!
Mais ce qu'on a fait c'est du grand art hein!
Finalement c'est l'heure
d'enregistrer... Une fois sans occupation, la fatigue se fait sentir...
Puis finalement c'est l'heure de se dire adieu... Enfin au revoir, faut pas exagérer, je vais revenir! Et je me dirige vers la porte d'embarquement. D3, la porte est juste en face des
contrôles. trop cool, j'y suis en 35 secondes. je m'assied et j'attend. J'attend. Longtemps... On est que 6 personnes... il n'y a pas comme un problème? Je demande à ma voisine, qui me confirme que
c'est bien ici qu'on va embarquer sur le vol pour paris Charles de Gaulle... Donc , rassurée, je continue d'attendre... Finalement, à 5h55 , alors que l'avion est sensé décoller à 6h, un
autre passager nous informe que la porte d'embarquement a été changée. oui, comme ça sans prévenir... Nous nous dépéchons donc d'aller vers la porte C13, à l'autre bout du terminal... heureusement
que l'aéroport de Prague est petit! On y arrive, on attend encore 5 minutes... Puis finalement, l'embarquement commence! Zut! Déjà, on a un bus. Comme j'ai cru dur comme fer jusqu'à la fin qu'on
aurait droit à une jolie passerelle qui arrive directement dans l'avion, je n'ai sur moi ni ma veste ni mon écharpe... Et il fait -10°C dehors... Bon, je me dépèche d'enfiler tout ça, et j'y
vais.
Un quart d'heure plus tard, l'avion décolle... Une petite télé nous fait les démonstrations de sécurité... Je préfère que ce soient les hôtesses qui fassent ça! On dirait un ballet!
Elles sont toujours parfaitement ensembles, a faire des gestes bien précis avec un grand sourir... Elles ont dû répéter la chorégraphie un millier de fois avant d'arriver à ce
résultat... Donc voilà, la télé ne m'intéresse pas, je préfère regarder par le hublot. mauvaise idée: on ne voit rien du tout, c'est tout blanc! comment il fait le pilote pour savoir où
il va si il ne voit pas la route hein? Comment ça le pilote n'a pas besoin de regarder la route? M'en fous moi, je préfèrerais que ce ne soit pas tout blanc! donc, je décide que décidément je suis
très fatiguée... Un dernier coup d'oeil à la télé m'informe qu'il est 6h49, que nous allons à 511 Km/h, à 11 522 m d'altitude, et qu'il fait -59°C dehors. je suis ravie de l'apprendre. Et aussi
bien contente qu'on ne puisse pas ouvrir les fenêtres dans les avions... vous imaginez si quelqu'un décidait subiteent qu'il avait trop chaud et af, dévidait d'ouvrir la fenêtre? De l'air à -59°C,
ça me gèlerait sur place... Enfin bon, sur ces considérations passionantes, je m'endors.
Un bip me réveille... Il faut attacher nos ceintures... On doit traverser une zone de turbulences, c'est toujours comme ça quand je prend l'avion... Mais non. L'hôtesse nous annonce qu'on va
amorcer notre descente (j'adore cette expression!) et merci donc de nous mettre en position d'atterrissage... Hein! Quoi??? Mais elle est folle! Ca fait à peine 10 minutes qu'on est partis! Je n'ai
même pas eu le temps de boire mon verre d'eau... Une fois le deuxième oeil ouvert, je me dis donc que j'ai juste dû trop bien dormir... j'avale mon verre d'eau, et je met le petit sandwich offert
dans mon sac à main, que je met aussi en "position d'atterrissage", c'est à dire sous le siège... (Bon, le sandwich c'est pour plus tard, je ne sais pas si j'aurai le temps d'acheter un truc à la
gare Montparnasse...)
Une fois sortie, j'ai droit à une rencontre choc avec ce bon vieux caractère français... Ah la la, les gens qui se crient dessus à l'aéroport, qui critiquent tout et n'importe quoi, surtout quand
ce n'est pas justifié, ces idées toutes faites exposées comme des faits scientifiquement prouvés... mais comment ça peut me manquer? Je rigole toute seule... Et je me rend compte que malgré la nuit
blanche, je suis la seule à ne pas avoir une tête d'enterrement... Vive la France!
Bon, les valises commencent à sortir... Là je réalise que ça ne va pas être évident de retrouver la mienne, qui est e fait la valise d'Oussama, en plastique noir... Il y'a au moins un milier de
valises en plastique noir et elles se ressemblent toutes!!! Bon, je me concentre pour identifier ma victime. Une valise suspecte arrive! je l'examine. Un peu comme je peux car il y'a déjà deux
rangs de personnes devant moi... Une main attrape la valise suspecte... Je fais confiance à la main: ça ne devait pas être la mienne. je reprend l'examen. Quelques valises suspectes éliminées plus
tard, on nous annonce que c'est pas de bol, mais mantenant nos valises sont sur un autre tapis. bon. On y va. A l'autre bout de la salle... Encore quelques valises sortent puis tout à coup je la
vois! Comme je ne suis quand même pas sûre à cent pour cent, la valise a le temps de passer devant moi avant que je ne me décide à l'attraper... Mais j'y arrive quand même! Je vérifie le nom qui
est écrit sur la valise... C'est bon! Selon la valise j'ai un nom arabe et masculin... Mais je ne vais pas me vexer pour si peu hein! Si les valises étaient intelligentes et changeaient
automatiquement le nom de la personne qui la promène, ça se saurait!
je sors de l'aéroport... comme j'ai dormi tout le trajet, je n'ai pas pû apprendre par coeur le mail envoyé par mon cher papa pour ne pas que je me perde... Bon. RER B... Je suis aveuglément les
panneaux, et arrive bien la gare. Je me met dans la file d'attente... Mais au bout de 5 minutes, un gentil agent
qui devait en avoir marre d'expilquer tout le temps la même
chose nous annonce que le RER est gratuit ce week end, merci donc de circuler! youppi! 9 d'économie! Je monte dans le RER. je ne me trompe même pas de direction!
Mais une fois à la gare du Nord, je réalise avec horrreur que pour sortir, il faut passer le ticket dans la machine pour que le tourniquet tourne... Ouais. Trop cool. Si vous avez bien suivi,
c'était gratuit. Donc je n'ai pas de ticket! Et hors de question de sauter par dessus le tourniquet comme une racaille: je sais me tenir! Et puis de toute façon la valise ne passe pas en dessous,
et dû aux objets fragiles qu'elle contient, je me refuse à la jeter par dessus.
Je fais donc tout le tour de la gare... Puis mon papa m'appelle... Quand il apprend la situation, il m'annonce avec son air de papa déçu, que ça va être bien juste pour attraper mon train... Oui
ben c'est pas de ma faute aussi! Donc voilà, il faut que je retourne aux tourniquets, et que je sonne. Là je commence à maudire Paris... Et si je sonne et que j'explique que je n'ai pas
de ticket, ils ne vont pas me mettre une amende au lieu de 'mouvrir gentiement la porte? mais non. Ils ne posent même pas la question: ils ouvrent la porte. Je m'enfuis.
Je dois aller le plus vite possible chez Superpapa, où mon billet de train m'attend. La valise me semble soudainement très lourde... La porte de l'immeuble aussi... Et je ne suis
vraiment pas habillée pour les températiures tropicales de Paris! Je porte un top, un gilet, un pull, une veste et une doudoune... sans compte une écharpe de 3 m de long et des mouftaines (non ce
n'est pas dans le dictionnaire, mais ça désgne une paire de mouffles convertibles en mitaines... Tu piges?) mais pas le temps de changer ça tout de suite! Je laisse la valise en bas dans le couloir
pendant que je me rue au deuxième étage... Après une bataille acharnée qu me fais perdre un temps fou, la porte se rend et je peux entrer...J'attrape le billet et les deux tickets de métro, et je
repars! Je marche le plus vite possible vers la station de métro... Dans le 4, je bavarde avec une petite mamie, toute fachée d'être française en ce moment... Elle me raconte un peu sa vie...
Coïncidence, sa petite-fille est aussi parti travailler pour la même compagnie que moi, mais en grèce... Elle a peut-être eu plus de chance...
Montparnasse Bienvenue... drôle de façon de souaiter la bienvenue! Un véritable bouchon humain, et bien sûr, spécialement pour Noël, les tapis roulants ne fonctionnent pas... Aucun, même le
pas rapide.
Bon, il faut encore se dépécher... J'arrive aux trains grandes lignes. Suspense... je n'ai aucune idée de l'heure qu'il est... Vais-je l'avoir, ou vais-je ne pas l'avoir? Et bien non, apparemment
il vient juste de partir...
Tant pis, je vais me mettre dans la queue de râleurs qui ont aussi loupé leur train. la dame devant moi parle toute seule... Pardon, râle toute seule... Ca me fait rire! D'ailleur, je crois
que je suis la seule à être de bonne humeur... J'écoute un peu le gars derrière moi... Il parle de l'Europe de l'Est... C'est hilarant! Visiblement il n'y a jamais mis les pieds... C'est
enfin mon tour.... Je prend un billet pour le prochain train qui ne soit pas plein, et fais faire un duplicata de ma carte, que je n'ai pas pû récupérer à Brno...
Je crois que j'ai bien mérité une petite pause! Je change d'écharpe et j'enlève la doudoune... Puis je me met en quête de la boulangerie Paul. Oui, parce que ça fait des mois que
je rêve de macarons, qui n'existent pas en Tchéquie), et que je sais qu'ils en ont de très bons là-bas... J'en achète un à la praline, et je me régale... Puis je vais acheter un
magazine et une bouteille d'eau pour passer le temps... Mais une fois assise avec mon magazine le froid et la fatigue reviennent... Les gens râlent parce qu'un train paris-Rennes est en
retard... Finalement heureusement qu'il n'y avait pas de place dedans! je remet ma doudoune et ma grosse écharpe... Et je vais dans la sale d'attente, où il fait certainement plus chaud... là je
m'endors un peu malgré moi, mais heureusement, je me réveille juste à l'heure d epartir... Voie 6. Un camion est tombé en panne en plein en travers du quai... ca crée un gigantesque bouchon
humain! Et ces chers petits français indisciplinés ne sont pas capables de comprendr eque si il s restent les uns derrière les autres, ils n'avanceront pas vite, certe, mais ils
avanceront... Alors que là, non, ils essayent tous de se passer devant... Je suis carrément repoussée du moilieu du quai à tout au bord, et on me pousse tellement que je manque plusieurs fois de
tomber entre le bord du quai et le TGV... Enfin, le camion est débloqué et la circulation humaine reprend normalement... J'arrive, voiture 13... C'est bien la peine d'avoir un billet de première
classe: j'ai un strapontin. mais bon, je m'en fiche, je veux juste arriver le plus vite possible... Le reste du voyage se passe sans problème, je retrouve Superpapa sur le quai, puis je suis
replongée dans l'abiance "Magasin carrefour l'avant-veille de Noël"... Tout va bien, je suis enfin à la maison!
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